Palombe&tradition N°8

SOMMAIRE

L’ÉCHO DES CABANES
SOCIETE - Epouse de paloumayre,un sacerdoce
EVOCATION - La Toulouse, la chasse éternelle
DOSSIER - Les munitions du paloumayre
ENQUÊTE - Le paloumayre a 54 ans
PALOMBE ET RUGBY - Denis Avril
PAYS BASQUE - HOLTZARTE la magnifique
REFLEXION - votre future palombière
PREVISIONS DE PASSAGE 2005
GIFS - Sur la voie scientifique.... 
HOMMAGE - Bernard MANCIET n’est plus....
CHIENS - Chenil ou maison ?
DOSSIER - LE PIGEON SUR FIL (suite)
UNE FAMILLE ET SA PALOMBIÈRE
ITALIE - Progetto colombaccio
LES RECETTES DU PALOUMAYRE

Edito

La chasse à la palombe résistera-t-elle aux nouvelles pratiques plus tout à fait traditionnelles ?

Comme on pouvait le craindre, la généralisation de la chasse avec appelants est en train de modifier les pratiques de chasse plus tout à fait traditionnelle. Si dans la majorité des départements traditionnels les chasseurs se resserrent autour de leurs pratiques ancestrales, réflexe naturel de sauvegarde, il y aurait même un semblant de retour à la tradition, il n’en est pas de même dans les nouveaux départements qui pourraient s’engouffrer tout de suite dans cette brèche législative pour arriver à terme à la généralisation du tir au vol avec appelants.

Cependant les us et coutumes ont la vie dure, et on ne devient pas paloumayre comme ça du jour au lendemain. Et puis monter une palombière traditionnelle n’est pas une mince affaire, cela demande beaucoup de temps et suppose une certaine assiduité pendant tout un mois de migration. Dans le Sud-Ouest cela ne pose pas trop de problèmes aux employeurs qui se sont depuis longtemps adaptés à cette
culture du mois d’octobre, et préfèrent mettre leurs employés en congés que de les voir travailler la tête en l’air. Il n’en sera pas de même dans un département non-traditionnel, ou prendre ses congés pour chasser, même la palombe, ferait passer pour un extra-terrestre.

Aussi les cas de passage à une chasse traditionnelle ailleurs que dans les régions d’origine sont rares, en tout cas beaucoup plus que ce qu’on l’aurait pu craindre. Bien sûr il est encore trop tôt pour mesurer réellement les effets de cette mesure. Ce qui est sûr c’est que l’on pourra faire confiance aux palombes pour s’adapter, comme elles savent si bien le faire, à nous de faire évoluer nos techniques pour toujours garder un temps d’avance sur elles si l’on veut pouvoir encore poser quelques palombes et conserver nos “traditions”.

Philippe Ducos, rédacteur en chef

Technique :

Nous avons essayé pour vous des cartouches pour la Palombe

La saison dernière nous avions déjà procédé à des essais de fusils pour la palombière et il était tout naturel que cette saison-ci nous passions aux essais de cartouches, car si le fusil est un élément essentiel de réussite, la cartouche en est un autre, l'idéal étant de trouver la cartouche qui va bien à votre fusil qui a déjà fait ses preuves.

Ce type d'essai étant relativement complexe, nous nous sommes contentés de prendre trois fusils qui avaient été classés en tête lors de la saison passée et pour qu'il y en ait pour tous les goûts, nous avons réalisé l'essai avec un fusil mono canon à un coup FIREARMS canon de 76 cm, 1 fusil juxtaposé GIL canon de 81 cm et 1 fusil semi-automatique le BERETTA 1200F canon de 76 cm, les 3 étant chambrés à 76 mm, c'est-à-dire Magnum, mais dans lesquels nous n'avons pas utilisé que des Magnum, mais beaucoup de cartouches 70 mm à 67 mm, bourre à jupe pour l'essentiel, mais aussi une bourre grasse. La législation sur l'utilisation du plomb étant en train d'évoluer, nous avons également utilisé des cartouches à grenaille (plombs en acier ou en alliage). Tous les types de cartouches ont été tirés simultanément dans les 3 fusils à une distance de 30 m. La cible se composait d'un élément papier de 1 m x 1 m, au centre duquel, comme pour l'essai des fusils la saison dernière, se trouvait un coeur de cible ovoïde de 18 cm de haut par 11 cm de large qui correspond à la surface vulnérable d'une palombe posée et tirée d'estomac [...]

Italie :

L'autre pays de la palombe

Plusieurs fois nous avions entendu parler de chasse à la palombe en Italie, sans y prendre vraiment garde, persuadés que nous, Gascons, nous étions les détenteurs de la tradition ancestrale de la chasse à la palombe, d’une science lointaine héritée de nos ancêtres néracais et bazadais.

Nous avions bien entendu parler de palombes en Espagne, puisque celles qui passent sur nous s’y rendent chaque automne. Bien sûr, on avait aussi vu arriver dans nos supermarchés les palombes anglaises surgelées, mais jamais nous n’aurions pu imaginer que “nos palombes”  puissent aussi passer en Italie, et de plus être chassées comme chez nous, avec appeaux, et au filet en plus. Nombre de vieux Landais se retourneraient dans leur tombe ! et pourtant… Et si s’était les Italiens qui avait inventé la chasse à la palombe ? J’entends déjà les éclats de rire dans les cabanes gasconnes !

Jacques Luquet, notre collaborateur historien de la chasse à la palombe, nous avait déjà mis la puce à l’oreille en proposant des articles et des illustrations venues d’italie. Nous avons donc voulu nous rendre compte de la réalité des choses, une équipe de Palombe et Tradition s’est rendue sur place, invitée par l’association des chasseurs de palombes italienne.

Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir une véritable ferveur pour la palombe, identique à celle que l’on trouve chez nous| [...]

 

Technique de chasse :

Le pigeon sur fil

(2ème partie)

Dans le précédent numéro, nous avions commencé à aborder 
la technique du pigeon sur fil, appelé aussi barre à barre, navette, voltigeur, funambule, certains même l'appelleront volant, ce qui entraîne une sérieuse confusion dans les discussions avec le vrai volant qui est un pigeon lâché en toute liberté et qui revient au pigeonnier par atavisme. Pour simplifier les choses, nous parlerons, nous, tout simplement du pigeon sur fil.

Cet appelant moderne est comme tous les appelants classiques, plus ou moins efficace suivant l'endroit où on le met et suivant aussi la configuration du bois de votre palombière. Si votre parcelle est parfaitement homogène en hauteur des arbres et en essences, vous aurez beaucoup de mal à trouver des emplacements efficaces ; à l'inverse, si vous avez des lisières, des haies de feuillus au milieu des résineux, ou de gros arbres dominants, vous devriez pouvoir utiliser la technique efficacement. Comme je vous le disais dans le précédent numéro, le pigeon sur fil simule l'oiseau qui change d'arbre au moment de la pose ou lorsqu'il se nourrit de glands ou de faînes.

Ce déplacement doit être vu par les palombes en vol et si vous voulez que vos fils soient efficaces tout le temps il vous en faudra pour les palombes hautes (pigeon qui va faire un trajet assez long en milieu découvert), et pour les palombes basses (pigeon qui se déplace sur un trajet plus court mais qui reste au milieu des cimes ou au niveau des branches basses). Les palombières qui sont en bordure des champs de maïs ont souvent des pigeons sur fil très bas, au niveau des premières branches des arbres situées au bord du champ. Quand les palombes qui sont descendues sur le champ pour se nourrir, se lèvent comme elles le font toujours pour parcourir le champ de long en large à quelques mètres du sol seulement, des pigeons placés ainsi en bordure peuvent les faire monter sur la palombière. Comme toujours, pour être un bon paloumayre, il faut sentir son poste et donner à ses appelants, quels qu'ils soient, un mouvement le plus naturel possible [...]

 

contact

TEL: 06-72-62-58-17 / contact@palombe-tradition.com
24 rue de la forge 47700 CASTELJALOUX

©2020 par EdiPassion. Proudly created with Wix.com

0
  • Blanc Icône Instagram
  • White Facebook Icon