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Palombe&tradition N°92

Numéro du AUTOMNE

2026

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SOMMAIRE

4    L’écho des Cabanes…     

8    L’écho des assos…   

14    Saison 2026 - à quelle migration s’attendre ?   

19    Incendies - Le soutien des chasseurs

          aux sinistrés et aux soldats du feu   

22    Auprès de nos arbres - La forêt Landaise soumise

          une nouvelle à rude épreuve   

26    Science - Quand le foie sert de boussole   

28    Palombus Commix   

29    Roman - LEKERLY, ma vie en bleue   

31    Les Prévisions de passage du Paloumayre   

38    Elevage - Une volière saine et durable (chapitre 1)   

44    Autour d’elles... - Canicule et perspective   

47    Le coin du bibliophile   

48    Anecdote - Un peu de confort ne nuit guère ! 

50    Chiens - Le T.A.N.: Qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert?    

54    « La Tête dans le ciel... » - Un grand-père inoubliable   

57    Italie - La huitième lunaison de 2026   

60    LES RECETTES DU PALOUMAYRE

Edito

À l’aube d’une nouvelle saison

L

’automne pointe enfin le bout de son nez et, avec lui, ce frisson si particulier qui fait battre le cœur de tous les paloumayres. Après une saison 2025 qui avait largement bousculé nos habitudes, une question revient déjà : que nous réservent les belles bleues cette année ?

Avant de lever les yeux vers le ciel et de chercher à deviner les premiers mouvements de la migration, il nous faut regarder un instant autour de nous. Car une nouvelle saison ne commence jamais seulement dans les arbres ou au-dessus de nos palombières. Elle commence aussi dans un contexte qui, pour notre chasse traditionnelle, reste lourd d’incertitudes.
Vous constaterez que nous n’avons pas consacré de sujet particulier, dans ce numéro, aux attaques des partis animalistes contre la chasse au filet. La raison est simple : nous ne disposons pas aujourd’hui de nouveaux éléments suffisamment significatifs pour vous apporter des informations inédites. Cela ne signifie évidemment pas que nous baissons la garde. L’épée de Damoclès reste bel et bien suspendue au-dessus de nos traditions. Il faut rester vigilants, unis et fiers de ce patrimoine qui, bien au-delà d’un mode de chasse, constitue une véritable culture rurale transmise de génération en génération.

Et puis, il y a la palombe. Celle qui, chaque automne, nous rappelle avec une certaine humilité que la nature ne se laisse jamais enfermer dans nos prévisions. Une chose est certaine, il faudra une nouvelle fois accepter de se laisser surprendre. Car la palombe ne suit pas une route tracée à l’avance. Elle compose avec le vent, la météo, mais surtout avec ce qui l’attend sur son chemin. Et cette année encore, les cartes alimentaires européennes ont quelque peu changé. Certains secteurs pourraient se révéler particulièrement attractifs, tandis que d’autres le seront beaucoup moins.


Dans ce numéro, nous avons donc essayé de regarder au-delà de nos frontières pour comprendre ce qui pourrait influencer la migration à venir. État des forêts, ressources alimentaires, récoltes  : autant d’éléments qui, mis bout à bout, permettent de dégager quelques tendances… sans jamais prétendre deviner exactement ce que feront les belles.
Car c’est bien là toute la magie de notre passion : nous pouvons observer, analyser et échafauder les meilleures prévisions du monde, il restera toujours une grosse part de mystère.

La science, elle aussi, continue d’ailleurs à lever progressivement le voile sur certains de leurs secrets. De récentes recherches sur les capacités d’orientation des pigeons voyageurs apportent des éléments particulièrement étonnants. Le foie aurait un rôle important dans le système de navigation des colombidés.

Mais cette nouvelle saison ne doit pas nous faire oublier les difficultés rencontrées par nos territoires. L’été aura une nouvelle fois été éprouvant pour nos forêts. Face aux tempêtes de cet hiver et aux récents incendies, les chasseurs ont encore une fois montré qu’ils savaient aussi être présents lorsque le territoire avait besoin d’eux. Cette solidarité, souvent discrète, mérite d’être rappelée.

Et pendant que la nature se prépare à changer de visage, que nos palombières se préparent elles aussi à accueillir la migration, nous avons pensé à l’après-saison de nos appelants. Nous consacrons dans ce numéro un nouveau dossier technique sur la construction d’une volière saine, durable et adaptée.

Vous l’aurez compris, ce numéro vous emmène une nouvelle fois du ciel des migratrices aux réalités de nos territoires.

Alors, que nous réserve l’automne 2026 ? Une migration précoce ? Des passages concentrés ? De belles surprises ? Quelques déceptions peut-être ?
Nous avons notre petite idée… mais nous préférons vous laisser la découvrir au fil des pages.

Bonne saison à toutes et à tous, 
et surtout, excellente lecture !

Joël Barberin, 
Directeur de la publication

- Saison 2026 -
À quelle migration s’attendre ?

Après une saison 2025 complètement désordonnée, la grande question est désormais : que nous réservent-elles cette fois-ci ?
Les années se suivent, mais aucune ne se ressemble. Chaque saison, les palombes se chargent de nous rappeler que la migration n’est jamais écrite d’avance. 2025 fut de celles-ci. Pour 2026, l’état des ressources alimentaires en Europe permet tout de même de dessiner quelques tendances. Pas une vérité absolue, mais une carte des possibilités.

©  Photo L. Brnède
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Il suffit parfois de regarder les chiffres de quelques postes de comptage pour comprendre qu’une migration peut changer de visage d’une année sur l’autre.

En 2024, Honnay comptait 228 779 palombes. Un an plus tard, le compteur affichait 502 701. À l’inverse, la Colline de Sion passait de 560 064 à 203 500, la Montagne de la Folie de 1 824 810 à 452 259, le Crêt des Roches de 1 259 421 à 619 345 et, pour finir, le Défilé de l’Écluse de 179 235 en 2024 à 441 592 en 2025.

Cinq postes, deux années, et un constat qui saute aux yeux : les palombes n’ont pas été plus ou moins nombreuses, elles n’ont surtout pas pris les mêmes chemins.

Un plan de vol au gré du vent et du garde-manger

Nous le savions déjà, mais 2025 nous a confirmé que dame palombe ne suit pas un plan de vol tout tracé. La migration avait connu des arrêts, des relances, des reculs et des mouvements qui semblaient parfois défier toute logique.

Les premières arrivées avaient trouvé un garde-manger particulièrement pauvre dans le grand Sud-Ouest : maïs récolté précocement, glandée presque inexistante, champs déjà labourés.

Les oiseaux avaient alors commencé à naviguer entre l’Aquitaine, la Sologne, la Charente et le Lot, avec un comportement qui ressemblait davantage à de l’hivernage qu’à une migration classique. Même la Grande-Bretagne et le couloir rhodanien avaient été concernés par ces mouvements de recul.

Une palombe ne choisit pas seulement une direction. Elle choisit en permanence entre avancer, stationner ou revenir en arrière en fonction de ce qu’elle trouve ou ne trouve pas sur son chemin.
Et c’est précisément pour cette raison que l’état du garde-manger européen mérite d’être regardé. Avant même que les premières grandes bandes n’arrivent en France, elles ont fait des choix qui ont un impact sur la zone géographique par laquelle elles rentrent sur le territoire français. 2026 va-t-elle ressembler à la saison dernière, ou nous  [...]

 - élevage -
Une volière saine et durable

Les appelants font partie intégrante des basiques de la chasse traditionnelle à l’oiseau bleu. Qu’ils soient pigeons, palombes ou mulets, nous nous devons de leur garantir santé et sécurité lors de l’intersaison. Leur volière doit être construite de manière pérenne, sécurisée et facile d’entretien afin de respecter au mieux les règles d’hygiène.
J’ai imaginé et construit un pigeonnier en m’appuyant sur de multiples expériences ; je vous laisse découvrir les différentes étapes de sa construction dans ce dossier.

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©  Photo N. Buoro

Le projet est donc de construire une volière pouvant accueillir une quinzaine de palombes, d’une dimension totale de 4,30 m de longueur par 3 m de largeur et 2 m de hauteur. Cet espace sera divisé en deux parties : une partie grillagée et une partie « isolée ».
Cette dernière aura la particularité d’être équipée d’un plancher surélevé en caillebotis galvanisé afin de garantir une hygiène quasi parfaite !
La surface du pigeonnier peut paraître faible pour quinze oiseaux, mais plus la volière est grande, plus les palombes s’écartent de vous en reprenant un comportement sauvage. Je priorise la proximité avec l’oiseau afin de garder le lien ; il est pour moi essentiel d’obtenir des appeaux dociles et non caractériels.
Dans ce premier chapitre, nous parlerons uniquement de la partie dite « isolée ».


L’implantation et la base
L’espace « isolé » de la volière sera implanté de manière à ce que les oiseaux soient à l’abri de la pluie et des vents hivernaux, soit les façades Ouest/Nord/Est en bardage bois et le toit en bac acier. Comme pour toute construction, la base est la première étape, mais aussi l’étape cruciale au bon déroulement du chantier. Un équerrage et une mise à niveau précis sont exigés pour une [...]

About

- SCIENCE -
Quand le foie sert de boussole

Une découverte scientifique pourrait réorienter notre compréhension de l’orientation des colombidés. Un organe insoupçonné jusque-là a la faculté de capter le magnétisme terrestre et de transmettre ces informations pour que le pigeon voyageur trouve son chemin.

Depuis des décennies, les chercheurs veulent percer l’un des grands mystères du monde animal : comment un pigeon peut-il retrouver sa route sur plusieurs centaines de kilomètres, parfois dans un environnement qu’il ne connaît pas ?

On a longtemps suspecté le bec, l’oreille interne, les yeux ou encore le cerveau. Plusieurs mécanismes ont d’ailleurs été proposés au fil des années, sans qu’aucun ne permette à lui seul de résoudre complètement l’énigme de la « boussole » des oiseaux.
Et voilà qu’une équipe de chercheurs allemands vient de déplacer sérieusement le curseur.

Sous la direction de Dr Clivia Lisowski, avec des chercheurs de l’Université de Bonn, de l’Université de Duisburg-Essen et du Max Planck Institute of Animal Behavior, l’équipe a mis en évidence un mécanisme de perception du champ magnétique terrestre situé… dans le foie du pigeon.
Les résultats, publiés dans la prestigieuse revue Science, sont  [...]

©  Photo L. Brnède
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contact

TEL: 06-72-62-58-17 / contact@palombe-tradition.com
24 rue de la forge 47700 CASTELJALOUX

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